FARDC et M23/AFC s’affrontent à mort...Minembwe :
Le dernier assaut avant le silence des armes !Pendant que la date butoir est fixée au 18 février pour cessez-le-feu proposé par l’Angola, les FARDC et Wazalendo sont face à l’AFC/M23 au niveau de Minembwe où s’intensifient des combats entre les belligérants, comme s’ils se livraient à une bataille de survie avant l’apaisement annoncé.
Le paradoxe est que l’on parle de paix, mais les armes crépitent plus fort que jamais. Chaque camp veut inscrire une dernière victoire dans la mémoire collective avant que le silence ne tombe. Du coup, le cessez-le-feu devient une scène théâtrale, une trêve annoncée mais précédée d’un crescendo guerrier.
L’image forte qui s’impose présente les canons s’épuisant dans un sprint final, comme si la paix devait être conquise par la dernière rafale, une course contre la montre où l’armée congolaise et les Wazalendo prennent l’avantage, donnant à Kinshasa une posture de force avant la suspension des hostilités. “On appelle cela un cessez-le-feu, mais c’est d’abord un concours de muscles selon lequel, l’on se demande qui saura poser son fusil sur la table avec le plus de panache ?”
En effet, la paix, ici, ressemble à une loterie où chacun achète son ticket avec des balles. Il s’agit en effet, du dernier assaut avant l’apaisement, marqué par la tension de ces dernières heures. Parce qu’à la veille du cessez-le-feu prévu pour le 18 février, proposé par l’Angola, les combats se sont intensifiés dans l’Est de la RDC. Kinshasa a officiellement accepté l’initiative, dans un esprit d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique, mais la rébellion de l’AFC/M23 reste hésitante et prudente dans sa réponse. Cela crée une atmosphère de “bataille de survie” avant la date butoir, où chaque camp cherche à consolider ses positions.
L’armée congolaise et les Wazalendo ont revendiqué des avancées sur le terrain, ce qui renforce leur posture avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu . Ce moment est donc crucial : soit le cessez-le-feu ouvre une brèche vers une solution durable, soit il risque de répéter les échecs des trêves passées. La MONUSCO, de son côté, insiste sur un appui progressif, conditionné à des garanties de sécurité et à des arrangements confirmés .
Ce qui est frappant, c’est la dramaturgie de ces dernières heures dominées par une intensification des combats juste avant la trêve annoncée, comme si chaque camp voulait écrire la dernière ligne de force avant le silence des armes.
Christian Lawu


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